Wild Geese on a Blue Evening

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Si la génétique des oies les fait migrer vers le Sud chaque année lorsque le froid s’installe, les Québécois, eux, sont affectés du syndrome de la « déménagite aigüe » et les premiers symptômes se font particulièrement sentir au printemps. Dès lors, le besoin de changer d’air et d’environnement leur fait réaliser qu’il serait bon temps de regarder ailleurs dans le but d’y trouver un nouvel endroit pour y faire leur nid. Ce besoin, caractéristique de base de cette affection, se fait sentir usuellement de la mi-janvier à la fin mai et culmine dans un déménagement généralisé du groupe affecté aux alentours du 1er juillet.

Ce qui nous amène à l’immobilier… Eh oui! On n’y peut rien. Tout est dans tout et tout est relié à l’immobilier…

Au Québec, la haute saison immobilière pour les propriétés disponibles à l’occupation par l’acheteur (condo, cottage, plex avec un appartement libre), suit naturellement celle des déménagements locatifs. Étant donné que la majeure partie des déménagements se font aux alentours du 1er juillet, le marché de l’achat et de la revente trouvera son apogée suivant cette courbe. Ceci est une particularité propre au Québec. Tellement que chaque année des journalistes de par le monde viennent observer et commenter le phénomène!

Ceci est en très grande partie le fait des premiers acheteurs qui migrent vers un premier condo/cottage après avoir quitté leur logement. Imposant de ce fait aux vendeurs ainsi qu’aux seconds acheteurs un calendrier similaire. D’habitude les gens actuellement en location prennent la décision d’acheter en février suite à la réception de l’avis d’augmentation de leur loyer. Ils sont alors en mesure d’avertir le propriétaire de leur décision de partir, à l’intérieur des délais prescrits, sans être de nouveau liés par le renouvellement automatique du bail.

Si l’on se place du côté du vendeur qui réfléchit à la vente de sa propriété, il est important qu’elle soit offerte sur le marché ou y apparaisse durant cette période afin qu’elle soit présente dans les recherches des acheteurs potentiels. Car, dès le début mai, plusieurs de ceux qui n’auront pas trouvé la propriété idéale préfèreront remettre à l’année suivante leur projet d’acquisition quitte à rester à loyer une année de plus faute d’avoir trouvé la perle. Il est faux de penser que les acheteurs disparaissent dès le mois de mai et que le marché immobilier tombe mort. Il demeure actif tout au long de l’année, mais il faut dire que les acheteurs y seront moins nombreux. Ce qui pourrait compliquer la tâche du vendeur et prolonger les délais de vente.

Alors chers Vendeurs, vous y réfléchissez, mais ne savez pas si le moment est bien choisi pour vendre. Dites-vous bien qu’il n’y a pas de mauvais moment pour mettre votre propriété en vente, mais que naturellement, au Québec, vous aurez accès à un bassin d’acheteurs beaucoup plus vaste de janvier à mai.

Puis, les oies?

-Eh bien, elles reviendront.

Et ce condo, cette maison, ce plex, vous le mettez en vente quand?

-Eh bien…

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Pierre Noël

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